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Vous buvez un peu, il boit beaucoup


Aujourd’hui on va parler d’un sujet qui me tient particulièrement à cœur   et dont je suis très fière de présenter la nouvelle campagne : la consommation d’alcool pendant la grossesse.
Comme l’an dernier je m’engage avec Santé publique France afin de partager leur campagne de sensibilisation autour de la consommation d’alcool pendant la grossesse.
Je ne suis pas enceinte mais j’ai pas mal de copines autour de moi qui le sont et c’est un sujet qui me touche toujours autant.

“Allez c’est bon juste un petit verre, c’est rien du tout” FAUX

Clairement je ne sais pas combien de fois j’ai entendu ce discours qui me fait maintenant bondir, un verre qui peux sembler tout à fait inoffensif, juste une bière, un petit verre de vin, une coupette de champagne…
Mais ce que la plupart des gens ne savent pas c’est qu’un verre d’alcool, qu’importe l’alcool est tout aussi néfaste pour le fœtus.
Je vis dans une région viticole et ici voir une femme enceinte boire un verre de vin ne choque personne, heureusement avec le temps et la sensibilisation on arrive à faire entendre doucement raison sur la tolérance zéro et les risques de l’alcool durant la grossesse.

Un verre correspond selon les études à 10g d’alcool en direct pour le bébé.

Son foie étant plus petit il va en plus beaucoup moins bien éliminer et surtout on ne sait pas à partir de qu’elle quantité exacte la consommation est dangereuse. Dans les pires des cas la consommation d’alcool pendant la grossesse peut entrainer des soucis chez l’enfant, des fausses-couches ou encore des accouchements prématurés…
C’est pour cela qu’il est vraiment préconiser une tolérance zéro durant la grossesse.
Et c’est tellement difficile de sensibiliser ses proches à ce concept alors qu’au final ce n’est pas si difficile de remplacer la bière par une bière sans alcool, de détourner les cocktails en virgin mojito/spritz et d’en profiter pour découvrir plein de jus nouveaux et faire le plein de bonnes vitamines !
Moi je me faisait pas mal de smoothies (et  je mangeais pas mal aussi de tapas pour changer).
Pour éviter de se faire démasquer au début de la grossesse, (si comme moi vous aimez bien prendre l’apéro en temps normal) l’excuse des anti-biotiques marche super bien ^_^
Et vous comment vous avez géré cette partie sans-alcool durant votre grossesse ? Je suis curieuse de connaître vos excuses et vos tips !

Si vous avez par contre consommé de l’alcool en début de grossesse n’hésitez surtout pas à aller sur sur alcool-info-service.fr ou téléphoner au 0 980 980 930 (7 jours/7, de 8h à 2h, appel anonyme et non surtaxé) afin de répondre à vos interrogations.

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17 comments

  1. Bah ça me choque personnellement comme une femme enceinte la clope au bec. Je me dis que c’est pas compliqué de faire un choix et que c’est pas éternel on peut se mettre entre parenthèses pour quelques mois ça va. Perso je ne bois pas et je ne fume pas donc il y a une partie du problème que je ne maîtrise pas. Donc mon avis est limité et ne tient pas compte de tous les paramètres.

  2. Très bon article , pas d’excuse . Déjà en temps normal je n’en consomme quasiment pas alors m’en privais pendant 9mois ou plus pour l’allaitement ne me dérange pas le moins du monde . Juste mon compagnon qui est un peu malheureux car de ce fait il boit encore moins qu’avant car il n’aime pas le faire seul

  3. Pour les 2 j’ai eu droit aux relous “allez, un petit verre c’est rien” ou encore à 7 mois de grossesse (et le ventre qui va avec) “je te sers un verre de vin ?” Euh non, toujours pas o_0 Bref, c’est carrément incroyable de voir que les gens autour de toi te ferais boire alors que c’est la dernière des choses à faire… menfou, je les ai envoyé balader à chaque fois et aujourd’hui j’ai les 2 plus beaux pitous du monde ♡♡♡

  4. j’ai eu le droit aussi au “un petit verre, ça ne fera pas de mal”.. je travaille en centre de rééducation et j’ai pu constater les soucis de santé chez des enfants suite à de l’alcoolisme pendant des grossesses.. c’est assez dramatique !
    j’ai bu beaucoup de jus de pomme alors qu’à la base ce n’est pas mon truc. J’ai joué la carte des anti-bio (ça a peu convaincu mes amies mais au moins je n’ai pas pris d’apéro)
    c’est une très bonne initiative de continuer à informer sur ce sujet..
    Marie

    1. Ahaha j’avais aussi joué l’anti-bio ^^ Merci pour ton commentaire <3

  5. Un verre de vin (ou d’autre alcool) ne me serait clairement pas venu à l’idée quand j’étais enceinte (et je vis dans le même région viticole que toi:-); déjà que je supporte très mal l’alcool en temps normal…
    Mais je ne me suis jamais interdit une gorgée au cours du dîner dans le verre de mon compagnon, et les réactions horrifiées des copains étaient tout aussi irrationnelles ET relous que les “Aller, un petit verre te fera pas de mal” d’avant; et du coup je le faisais presque exprès…
    Après, “un peu” de vin ne veut rien dire pour une femme (ou un homme) alcoolique, et donc je comprends que le message de santé publique s’en tienne à “pas une goutte!!!”(Même si ça n’a pas de sens )

    1. Exactement, l’idée est vraiment de sensibiliser et pas de culpabiliser ^^ C’est aussi une campagne pour aider les personnes qui sont vraiment alcoolique et qui ont du mal à gérer l’arrêt de l’alcool.

  6. on m’a proposé de la coke en étant enceinte de 7 mois… le gens sont fous!
    par contre je m’autorisais un panaché bien blanc (1/3 de biere 2/3 de limonade) de temps en temps

    1. OMG non mais les gens…

  7. Pour ma part (enceinte de 4 mois) il m’est arrivé deux fois en début de grossesse de rêver que je buvais de l’alcool ! Je me suis donc dit que ça devait un peu me tracasser. J’ai testé les bières sans alcool, aromatisées aux fruits. Je trouve ça affreusement sucré et j’y ai recours très ponctuellement (2 fois par mois ?) quand je suis invitée à des soirées, apéros. Sinon j’ai testé le champomy et je suis bien fan !!! Enfin, quand je suis dans un bar ou un restau, je n’hésite plus à complètement craquer pour un beau cocktail sans alcool. C’est assez cher, mais ça me fait plaisir et j’ai même suscité des envies chez des ami.e.s qui pourraient boire de l’alcool mais qui ont eu envie du même cocktail que moi. En début de grossesse, mon excuse c’était “j’ai beaucoup trop bu hier/ce week end alors ce soir c’est grenadine !”. C’est bien passé, je n’ai pas éveillé de soupçon (mais il ne faut pas que ce soit les mêmes amis plusieurs fois de suite !!). D’ailleurs j’ai remarqué que les deux premiers mois j’ai refusé plusieurs invitations ; c’est fou de constater à quel point l’alcool est important socialement dans notre culture.

    1. Ton excuse est top, c’est parfait pour pas se faire remarquer au début et les cocktails sont alcool c’est parfait aussi pour les vitamines ^^

  8. J’ai bu un peu d’alcool en début de grossesse (le 1 er mois), car j’ignorais être enceinte à cet instant. Mais j’ai arrêté net dès que je l’ai su, ce n’est pas difficile (à mois d’être alcoolique, et là mieux vaut se faire suivre je pense). Je ne comprends pas qu’on puisse continuer à boire/fumer malgré tout…pour ma part, étant non-immunisée toxo, le plus dur a été d’arrêter certains aliments, mais je l’ai fait quand même, au bout d’un moment il faut choisir ce qu’on veut vraiment.

    1. Je suis tout à fait d’accord avec toi <3

  9. Bonjour

    Moi j’ai fais un déni de grossesse , je ne fume pas mais j’ai continuer à mener m’a p’tite vie donc j’ai bu des apéro mais arrêter dès que je l’ai su , mon loulou va bien ( attention je ne dis pas que c rien de boire un verre au contraire ne fumer pas et ne buvez pas pendant votre grossesse ) mais j’étais très inquiète jusqu’à la naissance mon gynécologue a su me rassurer mais bon j’attendais avec impatience l’arrivée de mon loulous pour être vraiment rassurer .

    1. Oh mince, oui tu ne pouvais pas le savoir du tout, je comprends ton stress et j’espère que tout va bien <3

  10. pareil pour moi que ce que j’ai lu dans bcp de commentaires – je n’ai pas trouvé dur de faire un choix et de m’abstenir pendant 9 mois de boire (je ne fume pas) et de faire attention à ce que je mange (non immunisée toxo).
    Sur ce qui est de l’alcool, au début avant qu’on soit sûrs et qu’on puisse dire je disais que je conduisais pour rentrer (ce qui en l’occurence était vrai aussi), ce qui pour moi équivaut à 0 alcool. Et qui bien entendu a en fait tout aussi bien droit aux relous “mais oooh un petit verre c’est rien” que le fait d’être enceinte ^^ – ce que je trouve aberrant, dans les deux cas.
    Et pour la nourriture, idem mais en moins lourd “rooh ça va un petit bout de charcuterie ça va rien faire”..
    Mais dans tous ces cas – y compris la conduite en ayant bu- c’est une question de prise de risque consciente et informée, et si on est prêt à en assumer les conséquences. Même si le risque est relativement minime (toxo par ex), si jamais il y a “incident” les conséquences peuvent être très graves. Est-ce que je suis prête à affronter le fait que mon enfant devienne aveugle parce que je me suis fait plaisir et j’ai mangé du saucisson à l’apéro et que je suis tombée sur un morceau contaminé? Est-ce que je suis prête à assumer que je fasse une fausse couche parce que je me suis dit “un petit verre de temps en temps ça fera pas de mal”? On prendra des risques de toute façon sans le savoir, en mangeant un plat au resto par exemple, donc quand on sait qu’il y a un risque – mieux vaut l’éviter.. et même si les accidents arrivent, les maladies aussi, même aux gens qui font attention.. si vous savez que vous avez fait des écarts – vous ne pourrez jamais être sûre que ce n’était pas à cause de ça. Et pourrez-vous vous pardonner ou oublier? Moi je sais que non, je préfère ne pas prendre de risques si je peux éviter. Et puis au final c’était pas compliqué – les sushis végétariens c’est super bon, les tomates cerises à l’apéro c’est génial et j’ai trouvé une bière sans alcool (et pas un truc “sans alcool” à genre 1%) qui avait goût de bière, hallelujah! :D (la bavaria, j’en ai encore dans mon frigo, et franchement elle est bonne et j’ai pas mal à la tête le lendemain :) )

  11. Bonjour,
    quand j’étais enceinte (il y a longtemps, mes enfants ont 21 et 18ans), on n’interdisait pas de boire, on n’informait même pas sur le sujet. On précisait juste de ne pas abuser.
    J’ai bu de temps en temps un verre en apéro, ou en mangeant, quand on était entre amis, pour faire comme tout le monde. Ce que les amis ont mis dans le verre, je n’en sais rien. Chez moi, je n’ai rien bu, je n’aime pas.
    Mon premier enfant n’ai rien, mon second a un retard mental et un comportement un peu autistique à cause de ces qques verres de vin que j’ai bu. Mon second ne sera jamais indépendant, toute sa vie il vivra avec nous. On a posé à 13 ans le diagnostic.
    Est-ce qu’on peut dire: “allez, y’a pas de risque pour un verre”? – non
    Si c’était à refaire, est-ce qu’on respecterait le zéro verre? – oui
    Est-ce qu’on se sent responsable des difficultés de son enfant: – oui
    Est-ce que je me sens coupable? – non, car c’était de l’ignorance
    Est-ce qu’on a envie d’assassiner gynéco et amis? – oui
    Depuis le diagnostic (il y a 5 ans), j’ai une boule de rage en moi. J’utilise cette rage pour raconter mon témoignage à un maximum de gens. Pour que ça n’arrive plus.
    Arrêtez de faire plaisir aux autres, faites au mieux pour votre enfant.
    Et avant de servir un verre à un homme, osons lui demander “tu n’est pas enceinte? Je peux te servir?”. C’est une façon humoristique de faire passer le message.